Présentation du grand départ du tour de France 2009 de monaco

Discours prononcé par S.A.S le Prince Albert II.

Messieurs les Présidents,
Monsieur le Directeur,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

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Je me réjouis à la perspective que la Principauté accueille en 2009 le Tour de France et que le départ de cette grande épreuve mythique soit donné de Monaco.

Le sport, comme vous le savez, fait partie de l’histoire de notre pays et les prestigieux événements sportifs qui s’y déroulent témoignent de la reconnaissance de la communauté internationale.

Mais accueillir le départ d’un tel événement , c’est avant tout pour moi la concrétisation de notre passion pour le sport.

Le Tour de France ne peut laisser en effet personne indifférent et le spectacle qu’il offre enthousiasme les foules à l’envi. Comme le disait Roland Barthes : « ce que le public réclame, c’est l’image de la passion, non la passion elle-même ». Le coureur dans cette compétition est à la recherche de performances axées sur un seul but : se dépasser soi-même en dépassant les limites du genre humain.

La fatigue, les douleurs, les déceptions, les humiliations, les souffrances sont acceptées. Il ne doit compter que sur ses propres ressources, son instinct, sa volonté de devenir le meilleur. Ce sont ces ressorts là qui font la différence.

A ce titre, Jean Giraudoux disait : « le sport consiste à déléguer au corps quelques unes des vertus de l’âme». Les coureurs, en effet, s’y adonnent corps et âme et chaque spectateur le ressent.

Les écrivains les plus célèbres ont eux aussi succombé au mystère et à la passion que suscitent ces moments et ils nous ont ainsi permis de lire les plus belles pages de la littérature sportive. Dès 1924, c’est Albert Londres qui recueille la célèbre diatribe d’Henri Pelissier contre les conditions de course imposées par les organisateurs.

Puis, d’autres grands journalistes sportifs tels que Pierre Mac Orlan, Jacques Perret, Alphonse Boudard et bien sûr Antoine Blondin et ses flamboyantes chroniques, ont relaté les interminables anecdotes de ces journées toutes uniques.

Comment ne pas évoquer jacques godet et lui rendre une fois encore un ultime hommage, lui dont le nom est associé à tout jamais au Tour de France.

Le Tour est un événement sportif majeur. Comme le disait Tristan Bernard à son époque « Il met la France sur le pas de la porte ». Je crois que nous pouvons affirmer qu’aujourd’hui il met le monde entier à sa portée. Il interpelle les sociologues, les philosophes, les cinéastes, les historiens, les humoristes, les critiques… Tous sont captivés par son magnétisme.

En 1964, une étape du Tour de France passait en Principauté. Le duel Anquetil - Poulidor avait marqué ce Tour au cours de la célèbre étape Brive - Clermont Ferrand.

Quarante cinq ans plus tard, Monaco va vivre au rythme des joies, des fièvres, des appréhensions et des exaltations que le départ d’une telle course fait naître.

Je souhaite que la Principauté associée à la grande famille du Tour ovationne une fois encore les valeurs intemporelles du sport.

Le sport est indispensable à notre jeunesse à qui il donne des repères importants lui permettant ainsi d’entrer plus sereinement dans la vie d’adulte.

Nous savons combien il nous donne plus que ce que nous lui apportons. Nous connaissons aussi les liens indéfectibles qu’il tisse entre ses différents acteurs. Nous lui reconnaissons les vertus de fraternité et de paix qu’il offre aux hommes.

Mais n’oublions jamais que le sport pour être beau ne doit pas être entaché par des dérives quelles qu’elles soient.

Chers Amis, je souhaite de tout cœur que l’accueil que vous trouverez ici fasse entrer Monaco dans l’histoire du Tour de France.

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